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Acte de naissance français pour la Turquie

Copie intégrale, extrait avec filiation, extrait plurilingue : trois pièces sous un même nom, et une seule convient à votre guichet turc. Demander la bonne évite parfois toute la chaîne d’apostille et de traduction.

Vérifié le 8 septembre 2026 Mis à jour le 8 septembre 2026

L’essentiel

Niveau de certification
Acte plurilingue (CIEC) + Apostille + Traduction assermentée (Turquie) + Traduction certifiée par notaire (Turquie)
Délai estimé
Délivrance par la mairie ou le service central ; la suite dépend des guichets saisis
Pays de destination
France

La traduction faite en Turquie est acceptée

Pour ce dossier, une traduction assermentée ou certifiée par notaire établie en Turquie est acceptée, accompagnée de la chaîne de certification exigée.

Une administration turque vous réclame « un acte de naissance » et la mairie française vous propose plusieurs pièces qui ne disent pas la même chose. Cette page indique laquelle demander, dans quel cas vous n’aurez ni apostille ni traduction à payer, et ce qui se passe ensuite en Turquie.

Trois pièces, un seul nom

  • La copie intégrale reproduit l’acte entier, filiation et mentions marginales comprises — mariage, divorce, changement de nom. C’est la version la plus complète, et celle que réclament la plupart des dossiers turcs sérieux.
  • L’extrait avec filiation reprend les données essentielles et le nom des parents, sans le corps de l’acte. Il suffit parfois ; il est refusé dès que la démarche suppose de vérifier un événement postérieur à la naissance.
  • L’extrait plurilingue, établi sur formulaire normalisé, se lit sans traduction dans plusieurs pays dont la Turquie.

En cas de doute, demandez la copie intégrale : elle contient ce que contiennent les autres. Le pendant turc de ces distinctions est décrit sur l’acte de naissance turc.

Où la demander

À la mairie du lieu de naissance, qui détient le registre. Pour une personne née à l’étranger et dont l’acte a été porté aux registres français, la pièce est délivrée par le service central d’état civil du ministère chargé des affaires étrangères, installé à Nantes. La voie de demande et les justificatifs exigés se vérifient auprès du service concerné : ils dépendent de votre lien avec la personne visée et la procédure évolue.

L’extrait plurilingue : la version qui supprime deux étapes

Plusieurs États, dont la France et la Turquie, sont liés par une convention de la Commission internationale de l’état civil sur la délivrance d’extraits plurilingues. Le formulaire est normalisé : les rubriques sont identiques d’un pays à l’autre, imprimées dans plusieurs langues, et remplies avec des codes lisibles sans traduction. Un agent turc y retrouve la grille qu’il connaît.

Quand cette version convient, il n’y a ni apostille, ni traduction, ni certification notariale à faire : la dispense de légalisation fait partie du dispositif. Encore faut-il la demander explicitement à la mairie, qui délivrera à défaut l’extrait ordinaire. Le mécanisme est détaillé sur actes plurilingues.

Quand le plurilingue ne suffit pas

  1. Le contenu est réduit aux rubriques normalisées : ni mentions marginales détaillées, ni historique d’un changement de nom.
  2. Le guichet turc reste libre d’exiger une pièce plus complète, et certains dossiers — nationalité, succession, rectification — le font systématiquement.
  3. Un agent peut ne pas connaître le formulaire. La réponse consiste à renvoyer à la publication de sa propre administration, pas à argumenter au comptoir.

Apostille : quand elle devient nécessaire

Dès que vous sortez du formulaire plurilingue. Une copie intégrale ou un extrait ordinaire destiné à la Turquie s’apostille en France, avant tout départ : voir obtenir une apostille en France. Rappel qui vaut pour toute cette rubrique : aucun guichet turc ne peut apostiller un acte français.

La traduction vers le turc

Elle est faite en Turquie, par un traducteur ayant prêté serment devant une étude notariale, et elle couvre l’intégralité de la pièce : corps de l’acte, mentions marginales, cachet de la mairie et apostille. Lorsque le guichet exige la certification, l’étude atteste que la signature du traducteur est bien celle dont elle détient le procès-verbal de serment ; elle ne relit pas le texte. Voir le système notarial turc. Le montant exact est calculé par l’étude notariale au moment où le document lui est présenté ; la structure de nos honoraires figure sur la page tarifs.

Inscription au registre de population turc

Si la personne concernée est également ressortissante turque, la naissance doit être portée au registre tenu par la direction de l’état civil : voir la direction de l’état civil. La demande se fait au guichet en Turquie ou auprès d’un consulat turc en France : voir les consulats turcs à l’étranger. Les pièces exigées varient selon la situation familiale et se confirment auprès du service saisi, avant de constituer le dossier.

Le piège de l’orthographe

Un prénom écrit d’une façon sur le registre turc et d’une autre sur l’acte français désigne administrativement deux personnes. La question se règle avant la traduction, pas après : voir orthographe des noms. Le traducteur reproduit ce qu’il lit ; il n’a pas qualité pour rétablir une graphie, et une correction improvisée dans la traduction serait un motif de refus supplémentaire.

Questions fréquentes

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Mis à jour le: 8 septembre 2026