FR — Démarches en Turquie

Le système notarial turc expliqué

Le noter turc n’est pas le notaire que vous connaissez. Il ne rédige pas votre vente immobilière et ne se prononce pas sur l’exactitude d’une traduction : il certifie une signature dont il détient le spécimen. Comprendre cela évite la moitié des malentendus.

Vérifié le 8 septembre 2026 Mis à jour le 9 septembre 2026

L’essentiel

Niveau de certification
Traduction certifiée par notaire (Turquie) + Traduction assermentée (Turquie)
Délai estimé
Dépend de l’étude notariale et du nombre d’exemplaires demandés
Pays de destination
Turquie

La traduction faite en Turquie est acceptée

Pour ce dossier, une traduction assermentée ou certifiée par notaire établie en Turquie est acceptée, accompagnée de la chaîne de certification exigée.

Dans presque tous les dossiers officiels turcs, un guichet finit par réclamer une « traduction notariée ». Le mot égare, parce que le noter turc n’exerce pas le métier du notaire belge, suisse, québécois, luxembourgeois ou français. Cette page décrit ce qu’il fait exactement, parce que c’est de là que viennent la plupart des malentendus.

Ce que le noter certifie, et ce qu’il ne lit pas

Le noter est un officier public turc. Dans le circuit qui vous concerne, son intervention est étroite et précise : il atteste que la signature apposée au bas de la traduction est bien celle d’un traducteur dont il détient le spécimen de signature et le procès-verbal de serment. Il ne relit pas la traduction, ne compare pas les deux textes et n’engage pas sa responsabilité sur le sens des phrases.

La distinction n’est pas une subtilité de juriste. Elle explique pourquoi une administration étrangère qui exige « une traduction certifiée conforme par un officier public » n’obtient pas tout à fait cela avec une traduction notariée turque : elle obtient une certification de signature. Le point mérite d’être vérifié auprès du destinataire avant d’engager la chaîne, et de préférence par écrit.

La mention notariale, ligne par ligne

Sur l’exemplaire final, la mention du noter suit le texte traduit. On y trouve l’identité du traducteur, la langue de départ et la langue d’arrivée, la date, un numéro d’ordre au répertoire de l’étude, le sceau et la signature. La mention notariale indique aussi ce qui a été présenté à l’étude — un original ou une copie — et cette précision est parfois, à elle seule, le motif d’un refus à l’étranger.

Pourquoi ce n’est pas le notaire que vous connaissez

Dans les pays francophones, le notaire rédige des actes authentiques en matière immobilière, familiale et successorale, et il conseille les parties. En Turquie, ces compétences sont réparties autrement. Le transfert de propriété immobilière se signe devant la direction du cadastre, et non dans une étude : voir l’interprète au cadastre. Les litiges relèvent des tribunaux.

Le noter turc, lui, dresse et conserve des procurations, des déclarations, des engagements, des consentements, des copies certifiées et des reconnaissances de signature. Certains actes du droit des successions peuvent également être délivrés par une étude lorsqu’aucun litige n’existe ; dans les autres cas, le tribunal reste compétent. Le partage exact se vérifie dossier par dossier, auprès de l’étude ou de l’administration concernée.

Le serment est déposé dans une étude, pas au niveau national

Il n’existe pas en Turquie de liste nationale de traducteurs consultable comme un annuaire d’experts judiciaires. Le traducteur prête serment devant une étude notariale, qui conserve le procès-verbal. Conséquence pratique et souvent inattendue : la certification doit être demandée à l’étude où ce procès-verbal est déposé, et non à n’importe laquelle. Le mécanisme est détaillé sur le traducteur assermenté en Turquie.

Après le noter, l’apostille

Si le document notarié doit servir à l’étranger, la signature du noter doit à son tour être authentifiée. Pour un acte notarié, l’apostille n’est pas délivrée par la préfecture mais par la commission judiciaire du palais de justice. La règle et ses exceptions figurent sur obtenir une apostille en Turquie, et l’ordre des étapes sur apostille d’abord ou traduction d’abord.

Le coût de l’étape notariale

Nous ne publions aucun chiffre pour cette étape, pas même sur notre page tarifaire. Le montant exact est calculé par l’étude notariale au moment où le document lui est présenté. Il varie selon le type d’acte, le nombre d’exemplaires et les postes officiels ajoutés lors de l’opération. Le reçu délivré par l’étude vous revient et permet de vérifier ce qui a été payé. La structure de nos propres honoraires est décrite sur la page tarifs.

Notre rôle, et ce qu’il ne comprend pas

Nous préparons le dossier, nous présentons la traduction à l’étude où le serment du traducteur est enregistré, nous suivons l’opération jusqu’à la remise des exemplaires signés. Nous ne certifions rien nous-mêmes : la certification est un acte du noter, l’apostille un acte de l’autorité désignée. Aucun prestataire ne peut se substituer à eux, et une page qui prétendrait le contraire vous induirait en erreur.

Trois cas où cette étape ne sert à rien

Un extrait d’état civil délivré en version plurilingue est reçu tel quel dans plusieurs pays, sans traduction ni certification : voir actes plurilingues. Une procuration signée dans un consulat turc est déjà rédigée en turc et n’a pas à repasser par une étude en Turquie : voir procuration consulaire. Enfin, lorsque l’administration destinataire impose un traducteur inscrit sur sa propre liste, aucune certification turque ne rattrapera la situation : le travail doit être fait sur place, et nous le disons avant d’ouvrir le dossier.

Questions fréquentes

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Mis à jour le: 9 septembre 2026