Utiliser un document québécois en Turquie
Un acte québécois destiné à une administration turque suit un chemin simple : apostille au Canada, puis traduction assermentée en Turquie. Cette traduction, c’est nous qui la faisons.
Vérifié le 8 septembre 2026 Mis à jour le 9 septembre 2026
L’essentiel
- Niveau de certification
- Apostille + Traduction assermentée (Turquie) + Traduction certifiée par notaire (Turquie)
- Pays de destination
- Québec
La traduction faite en Turquie est acceptée
Celle-ci dit l’inverse : quand le document vient du Québec et sert en Turquie, la traduction vers le turc est exactement notre métier et l’administration turque l’accepte.
Pourquoi ce sens est différent
Parce que l’autorité destinataire est turque. Le système turc accepte la traduction d’un traducteur ayant prêté serment devant un notaire turc ; il n’exige aucune inscription à un registre étranger. Dès que le sens s’inverse — un document turc envoyé au Québec — la règle change et un traducteur inscrit à l’ordre professionnel de la province devient nécessaire.
L’ordre : apostille d’abord
La Turquie ne peut pas apostiller un acte étranger. Ni une préfecture, ni un palais de justice, ni un notaire, ni un consulat. Seul le pays émetteur le peut. C’est l’erreur la plus coûteuse de cette rubrique : des dossiers arrivent à Ankara avec la demande d’apposer une apostille sur un acte canadien, et repartent sans rien.
Une fois l’apostille obtenue au Canada, le document part en Turquie et la traduction se fait ici. Le texte de l’apostille fait partie du document et se traduit avec lui.
Ce qui est traduit
Tout : recto, mentions au verso, sceaux, cachets et apostille. Un acte dont seul le corps du texte est traduit est considéré comme incomplet. Les noms d’administrations restent dans leur forme d’origine, avec une glose entre parenthèses si nécessaire ; les numéros et les dates sont repris tels quels, car ce sont eux qui permettent la vérification.
La question de l’orthographe des noms
Les écarts entre l’orthographe portée sur l’acte québécois et celle du registre turc sont fréquents : accents, second prénom, nom d’usage après mariage. La traduction reproduit l’acte tel qu’il est ; corriger l’écart entre deux registres est une démarche administrative distincte. Mieux vaut le repérer avant le dépôt qu’au guichet.
Ce que nous faisons
La traduction assermentée vers le turc, la certification notariale si l’administration l’exige, et l’accompagnement de la démarche turque. Le montant exact des frais notariaux est calculé par l’étude notariale au moment où le document lui est présenté ; nos propres postes figurent sur la page tarifs.
Quand vous n’avez besoin de rien
Si l’administration turque accepte une copie électronique et que le document est déjà bilingue, la chaîne peut s’arrêter très tôt. Posez la question avant de commander quoi que ce soit : c’est la seule étape qui ne coûte rien.
Combien de temps prévoir
Le calendrier est dominé par l’étape canadienne, pas par la traduction. L’obtention de l’acte et l’apostille dépendent du registre et du guichet compétent ; l’acheminement s’y ajoute. Une fois le document en Turquie, la partie que nous conduisons est la plus rapide de la chaîne. C’est pourquoi nous conseillons de lancer la demande canadienne en premier, même si le reste du dossier n’est pas encore arrêté.
Une copie numérique envoyée dès l’obtention nous permet de préparer la traduction pendant l’acheminement du pli, ce qui fait gagner plusieurs jours sur l’ensemble.
Le cas des documents déjà bilingues
Certains actes québécois portent des rubriques en français et en anglais. Cela ne dispense pas de traduction vers le turc : l’administration turque lit le turc, pas l’anglais. En revanche, un document déjà bilingue se traduit plus vite et sans ambiguïté terminologique, ce qui réduit les allers-retours.
Questions fréquentes
Non. Seul le pays émetteur peut apposer une apostille. Aucune autorité turque ne le peut.
Oui. Elle fait partie du document, c’est pourquoi elle doit être obtenue avant la traduction.
Nous. Le document est étranger, l’autorité est turque : la traduction assermentée devant notaire turc est acceptée.
Cela dépend de la démarche. Certaines administrations turques exigent l’original apostillé, d’autres acceptent une copie certifiée. Demandez-le avant l’envoi.