Le relevé de carrière turc (SGK)
Le relevé retrace les périodes déclarées à la sécurité sociale turque. Il s’édite en ligne, mais la version en ligne ne suffit pas toujours hors de Turquie : pour l’apostille, il faut un exemplaire délivré au guichet et portant sceau et signature.
Vérifié le 8 septembre 2026 Mis à jour le 9 septembre 2026
L’essentiel
- Niveau de certification
- Apostille + Traduction assermentée (Turquie) + Traducteur assermenté (France)
- Délai estimé
- Édition immédiate en ligne ; l’exemplaire au guichet et l’apostille supposent des passages distincts
- Pays de destination
- Turquie
Acceptation sous conditions
Le relevé de carrière est le document sur lequel se joue un dossier de retraite : il dit ce que la sécurité sociale turque a enregistré à votre nom. Il est facile à obtenir, ce qui donne l’illusion qu’il est facile à utiliser. Hors de Turquie, la forme sous laquelle vous le produisez compte autant que son contenu.
Ce que le relevé contient
Il énumère les périodes déclarées, les employeurs successifs, les jours cotisés et les interruptions. Les périodes sont classées selon le régime d’affiliation, et un même assuré peut relever de plusieurs régimes au cours de sa carrière — salarié, indépendant, agent public —, ce qui explique qu’un relevé puisse comporter plusieurs sections dont les totaux ne s’additionnent pas naïvement. La fiche du document figure sur le relevé de carrière SGK.
Comment l’obtenir
Trois voies. Le portail administratif en ligne permet à l’assuré disposant d’un accès d’éditer son relevé lui-même. La direction provinciale de la sécurité sociale, présentée sur la sécurité sociale turque, en délivre un exemplaire au guichet. Depuis l’étranger, un mandataire muni d’une procuration prévoyant expressément cette démarche peut le retirer : voyez la procuration consulaire.
En ligne ou au guichet : la différence qui compte
Une édition personnelle porte un code de vérification et convient à beaucoup d’usages internes. Elle ne porte cependant pas la signature et le sceau d’une autorité, or c’est précisément ce qu’une apostille authentifie. Quand le document doit être produit à une administration étrangère avec apostille, il faut un exemplaire délivré au guichet. Les limites des documents édités en ligne sont exposées sur les documents obtenus en ligne.
L’apostille
Le relevé émane d’une institution administrative : son apostille relève du guichet préfectoral compétent pour les actes administratifs, décrit sur le guichet préfectoral d’apostille, et non de la commission judiciaire. Le partage général figure sur obtenir une apostille en Turquie. L’apostille se pose sur le document turc avant la traduction, faute de quoi la mention ajoutée ensuite n’apparaîtra dans aucun texte traduit.
Ce que le relevé ne dit pas
Il ne dit pas si vous avez droit à une pension : c’est l’institution qui l’apprécie au regard des conditions applicables. Il n’inclut pas les périodes accomplies à l’étranger, qui restent enregistrées par l’autre institution. Il ne fait pas non plus apparaître les périodes travaillées sans déclaration, et c’est la source de la déception la plus fréquente : un emploi bien réel peut ne laisser aucune trace dans le registre.
Les périodes manquantes se corrigent en amont
Une lacune se règle auprès de l’institution turque, avec les preuves qu’elle exige, et jamais par la traduction. Un traducteur reproduit fidèlement ce qu’il lit : il reproduira donc l’absence. Engager cette correction prend du temps, ce qui est une raison de consulter son relevé bien avant de déposer une demande de retraite, et non au moment où la caisse le réclame. Le cadre général est exposé sur la totalisation des périodes.
La traduction : garder la structure
Le relevé est un tableau. Une traduction utile conserve cette structure, colonne par colonne, avec les dates dans un format non ambigu et les noms d’employeurs transcrits et non traduits — une raison sociale turque désigne une entreprise précise, et la franciser la rend introuvable. Les intitulés de régime sont rendus par la formulation turque suivie d’une explication, plutôt que par une catégorie locale qui changerait le sens : la règle est développée sur les noms d’institutions.
Ce que nous faisons
Nous retirons le relevé au guichet sur mandat, nous suivons l’apostille, nous traduisons lorsque le destinataire admet une traduction faite en Turquie, et nous expédions. Quand votre caisse interroge directement l’institution turque, nous vous le disons et nous n’ouvrons pas de dossier ; quand votre administration impose un traducteur inscrit chez elle, nous nous limitons à l’obtention et à l’apostille. Les honoraires figurent sur la page tarifs.
Étapes de la démarche
-
Consulter le relevé pour votre information
Éditez-le en ligne ou faites-le retirer, et lisez-le ligne par ligne. C’est le moment de repérer une période manquante, pas au dépôt du dossier.
-
Demander au destinataire la forme attendue
Édition en ligne, exemplaire au guichet, apostille, traduction : quatre variantes possibles pour un même document. La réponse écrite évite d’en produire trois.
-
Retirer un exemplaire au guichet si le document part
Seule une pièce portant sceau et signature se prête à l’apostille. Prévoyez ce passage, ou mandatez quelqu’un si vous êtes à l’étranger.
-
Apostiller puis traduire
L’apostille relève du guichet des actes administratifs. La traduction porte ensuite sur le relevé et sur la mention d’apostille, structure du tableau conservée.
Questions fréquentes
Non, il retrace des périodes et des jours cotisés. L’estimation d’un droit relève de l’institution, qui applique ses propres règles de calcul ; aucun tiers ne peut la déduire de la lecture du relevé, et il faut se méfier de qui prétend le contraire.
Oui, avec une procuration mentionnant expressément cette démarche auprès de l’institution de sécurité sociale. Une procuration générale est écartée au guichet, comme pour les autres administrations turques.
La question se pose à l’institution turque, qui conserve les déclarations reçues indépendamment de l’existence actuelle de l’entreprise. Si aucune déclaration n’a été faite à l’époque, la reconnaissance de la période suppose une procédure distincte, à engager auprès d’elle.
Oui lorsque la caisse destinataire l’exige comme pièce du dossier : une traduction limitée à quelques lignes retire au lecteur la possibilité de vérifier les totaux. Si la caisse interroge elle-même l’institution turque, aucune traduction n’est nécessaire.