Ministère de la Santé
Il autorise l’exercice des professions de santé en Turquie. C’est une décision distincte de la reconnaissance du diplôme : obtenir l’une ne donne pas l’autre, et les deux se demandent à des autorités différentes.
Vérifié le 8 septembre 2026 Mis à jour le 8 septembre 2026
L’essentiel
- Niveau de certification
- Apostille + Traduction assermentée (Turquie) + Traduction certifiée par notaire (Turquie)
Les professions de santé sont réglementées : le diplôme ne suffit pas, une autorisation d’exercer est nécessaire. En Turquie, elle relève du ministère de la Santé.
Deux décisions, deux autorités
- La reconnaissance du diplôme situe la formation étrangère dans le système turc. Elle relève du conseil de l’enseignement supérieur.
- L’autorisation d’exercer ouvre le droit de pratiquer. Elle relève du ministère de la Santé.
Obtenir la première ne donne pas la seconde. C’est la confusion la plus fréquente dans ces dossiers, et elle fait perdre des mois à des candidats qui pensaient avoir terminé.
Pièces habituellement demandées
Diplôme et relevé de notes apostillés dans le pays d’origine, contenus de cours selon la profession, attestations d’expérience, et parfois une preuve de niveau de langue. La liste dépend de la profession et se lit dans la publication du ministère, non dans une source secondaire.
Conditions complémentaires
Selon la profession et le pays d’origine du diplôme, la décision peut être assortie de compléments : examen, stage d’adaptation, période encadrée. Ce n’est pas un refus mais une condition, et elle se prépare en amont si elle est prévisible.
Dans l’autre sens
Un professionnel de santé formé en Turquie qui souhaite exercer dans un pays francophone relève de l’autorité de ce pays — au Québec, d’un ordre professionnel ; en Belgique et en Suisse, d’autorités réparties entre plusieurs niveaux. Ces systèmes exigent fréquemment que la traduction soit faite par un professionnel inscrit chez eux, et non par un traducteur ayant prêté serment en Turquie, dont le statut est décrit sur yeminli tercüman. Dans ce cas, notre part se limite à l’obtention des pièces turques, à la chaîne de certification et à l’envoi.
Ce que le ministère ne fait pas
Il ne traduit pas, ne certifie pas les traductions et n’appose aucune apostille. Il ne se prononce pas non plus sur la valeur académique du diplôme, qui relève de l’autre autorité.
Diplômes obtenus dans un troisième pays
Le cas se rencontre souvent : un professionnel de santé turc formé dans un pays, ayant exercé dans un deuxième, souhaite s’installer dans un troisième. Chaque pays garde alors son propre rôle : l’apostille s’obtient dans celui qui a délivré la pièce, l’attestation d’exercice dans celui où la profession a été pratiquée, et la décision dans le pays d’installation. Identifiez le maillon le plus lent — presque toujours l’attestation d’exercice étrangère — et engagez sa demande en premier, avant de vous occuper du reste.
Questions fréquentes
Non. Pour une profession de santé, une autorisation d’exercer distincte est nécessaire.
Généralement la reconnaissance du diplôme d’abord, puisque l’autorisation s’appuie dessus. Vérifiez toutefois la publication applicable à votre profession.
Souvent une partie seulement. Demandez la liste exacte avant de commander : c’est la pièce la plus volumineuse du dossier.
Non, c’est une condition. Elle est fréquente lorsque les cursus diffèrent sensiblement.