yeminli tercüman
Traducteur qui a prêté serment devant une étude notariale turque et dont le procès-verbal reste déposé dans cette étude. Le titre existe, mais il ne repose ni sur un registre national ni sur un examen, et ne vaut que là où le serment est enregistré.
Mis à jour le 9 septembre 2026
- Turc
- yeminli tercüman
- Français
- traducteur assermenté (au sens turc)
- Anglais
- sworn translator (Turkish notarial system)
Un yeminli tercüman est un traducteur qui a prêté serment devant une étude notariale turque. L’étude conserve le procès-verbal et le spécimen de signature ; c’est ce dépôt, et lui seul, qui fonde le titre.
Où vous le rencontrez
Dans la phrase que vous renvoie un guichet turc — yeminli tercüman tarafından yapılmış çeviri, « traduction faite par un traducteur assermenté » — et dans les devis des bureaux de traduction en Turquie. Le mécanisme complet est décrit sur le traducteur assermenté en Turquie.
Ce que ce n’est pas
- Ce n’est pas un expert inscrit près une cour. Il n’existe en Turquie ni liste nationale consultable, ni examen d’aptitude conditionnant le titre.
- Ce n’est pas un traducteur juré belge ni un traducteur agréé québécois. Ces statuts naissent d’un registre ou d’un ordre professionnel étrangers ; le serment turc n’y crée aucune inscription.
- Ce n’est pas un titre portable. Le serment déposé dans une étude ne vaut pas dans l’étude voisine : voir yemin zaptı.
- Ce n’est pas une promesse que le dossier sera reçu à l’étranger. L’administration destinataire décide seule.
L’équivalent français et ce que cela change en pratique
On traduit d’usage par « traducteur assermenté », mais le mot transporte le vocabulaire, pas le statut. Conséquence concrète : avant de faire traduire, demandez au destinataire qui doit signer la traduction. Si sa réponse désigne un professionnel inscrit chez lui, le travail se fait là-bas. Le rôle des études est décrit sur les notaires turcs.
Questions fréquentes
Non, sauf si cette personne a elle-même prêté serment dans l’étude où vous vous présentez. La certification porte sur une signature dont l’étude détient le spécimen ; une signature inconnue n’a rien à certifier.
Le traducteur signe, date et appose son cachet ; la mention notariale ajoutée ensuite reprend son identité et les langues. À quoi ressemble ce cachet : voir le cachet du traducteur assermenté turc.
Non. L’apostille relève d’une autorité distincte et se demande après la certification notariale, selon la nature de l’acte.