Retraite : Suisse et Turquie
Une carrière partagée entre les deux pays mobilise deux institutions. Notre part est documentaire : obtenir les pièces turques, les traduire et conduire la chaîne de certification. Les décisions appartiennent aux caisses.
Vérifié le 8 septembre 2026 Mis à jour le 8 septembre 2026
L’essentiel
- Niveau de certification
- Apostille + Traduction assermentée (Turquie) + Traduction certifiée par notaire (Turquie)
- Délai estimé
- Instruction longue des deux côtés ; la partie documentaire est la plus rapide
- Pays de destination
- Suisse
La traduction faite en Turquie est acceptée
Une personne ayant cotisé en Suisse et en Turquie relève de deux systèmes qui ne communiquent pas automatiquement pour tout. Le dossier consiste largement à fournir à chaque institution la preuve de ce qui s’est passé dans l’autre pays.
Ce que chaque institution demande
Chacune veut savoir ce que vous avez cotisé chez l’autre : périodes, employeurs, régimes d’affiliation. Côté turc, la pièce de référence est le relevé de carrière de la sécurité sociale, qui liste employeurs et périodes déclarées sans dépendre d’aucun ancien employeur. Voir relevé de carrière SGK.
Ce que nous pouvons faire
- Obtenir les pièces turques sur mandat, y compris depuis l’étranger.
- Les traduire vers le français ou l’allemand selon l’institution destinataire.
- Conduire la chaîne de certification et l’apostille turque, si elle est exigée.
- Expédier avec suivi.
Ce que nous ne faisons pas
Nous ne calculons pas de droits, ne déposons pas de demande de rente et ne conseillons pas sur la stratégie de départ à la retraite. La façon dont les périodes se combinent dépend des règles applicables et de la décision des institutions concernées ; nous n’en donnons aucune interprétation, et une page qui le ferait serait imprudente autant que vite dépassée.
La question à poser en premier
Demandez à l’institution qui instruit votre dossier si elle échange directement avec son homologue turque. Dans certaines procédures, les organismes se transmettent les informations nécessaires et la démarche individuelle devient inutile. Quand cette voie existe, elle est plus rapide et ne coûte rien : posez la question avant toute traduction. Voir quand vous n’avez pas besoin de nous.
Les montants ne sont pas convertis
Les pièces chiffrées sont restituées dans leur devise et leur format d’origine. Convertir figerait un taux à une date arbitraire ; l’institution applique le sien, à sa propre date.
Périodes courtes et régimes multiples
Le relevé turc distingue les régimes — salarié, indépendant, fonction publique — et fait apparaître même les périodes très brèves. Ces distinctions comptent, car certaines procédures ne retiennent qu’un type de cotisation. Lisez votre relevé avant de l’envoyer : une période manquante se corrige auprès de l’institution, et cela prend du temps.
Pension déjà servie
Si une pension turque vous est déjà versée, l’attestation correspondante est souvent demandée en complément du relevé. Voir attestation de retraite turque.
Anticipez plusieurs années à l’avance
Un dossier de retraite se prépare bien avant la date de départ. Les périodes anciennes sont les plus difficiles à documenter : employeurs disparus, archives déplacées, régimes modifiés. Demandez votre relevé turc dès maintenant, même si le départ est lointain, et vérifiez qu’aucune période ne manque. Une régularisation demandée dix ans avant se règle ; demandée trois mois avant le départ, elle bloque le dossier. C’est le conseil le moins spectaculaire de cette page et probablement le plus utile.
Questions fréquentes
Cela dépend des règles applicables et de la décision de l’institution. Renseignez-vous directement auprès d’elle.
Oui, par les canaux électroniques ou par mandataire muni d’une procuration.
Si l’institution destinataire l’exige, oui, avant traduction.
La langue dépend de l’institution destinataire. Précisez-la dès la demande de devis.