Succession Suisse–Turquie
Deux pays, deux jeux de pièces, souvent deux qualifications d’héritier. Commencez par l’acte de décès et les actes établissant la filiation : ce sont les plus longs à obtenir et tout le reste en dépend.
Vérifié le 8 septembre 2026 Mis à jour le 8 septembre 2026
L’essentiel
- Niveau de certification
- Apostille + Traduction assermentée (Turquie) + Traduction certifiée par notaire (Turquie)
- Délai estimé
- Longue : l’obtention des actes dans deux pays domine le calendrier
- Pays de destination
- Suisse
La traduction faite en Turquie est acceptée
Une succession qui met en jeu la Suisse et la Turquie n’est pas compliquée par nature : elle est instruite deux fois, avec deux jeux de pièces et selon deux ensembles de règles.
Par quoi commencer
Par l’acte de décès et par les actes établissant le lien de parenté, en version complète et apostillés. Ce sont les pièces dont tout le reste dépend, et les plus longues à obtenir quand elles viennent de plusieurs registres — ou, en Suisse, de plusieurs cantons.
Deux qualifications possibles
La Suisse et la Turquie déterminent les héritiers selon leurs propres règles. Il est normal qu’un certificat d’héritier suisse et son pendant turc ne désignent pas exactement les mêmes personnes ou les mêmes parts : ce n’est pas une erreur, c’est le résultat de deux systèmes. Voir certificat d’hérédité turc et acte de notoriété.
Si un bien immobilier se trouve en Turquie
S’ajoutent les pièces du registre foncier et l’établissement de la qualité d’héritier selon le droit turc. Nous préparons ces pièces ; leur articulation avec le droit suisse relève des conseils que vous aurez mandatés. Voir héritage immobilier.
Le facteur cantonal
Les pièces suisses peuvent émaner de plusieurs cantons — lieu de décès, lieu d’origine, lieu de domicile — et chacune s’apostille auprès de sa propre chancellerie. Établissez la liste des cantons concernés dès le début : c’est ce qui détermine le calendrier réel du dossier.
Deux chantiers en parallèle
D’un côté la réunion et la mise en forme des pièces, de l’autre la consultation juridique sur la procédure applicable. Les mener successivement double la durée sans rien apporter.
La fiscalité n’est pas notre domaine
Les droits dus dans chaque pays et les conventions éventuellement applicables relèvent d’un conseil fiscal. Nous ne donnons aucune indication sur ce point.
Comptes et avoirs
Les établissements financiers turcs demandent des pièces établissant la qualité d’héritier, dans une forme qui varie de l’un à l’autre. Demandez leur liste avant de commander des traductions : dans ce type de dossier, on traduit fréquemment plus que nécessaire.
Tenez un relevé
Dix à vingt documents, deux pays, plusieurs mois, parfois plusieurs héritiers agissant en parallèle. Un tableau de quelques lignes — quelle pièce, obtenue où, apostillée ou non, déposée auprès de qui — évite de redemander deux fois le même acte et d’en oublier un autre.
Le testament et les dispositions anticipées
Un testament rédigé en Suisse peut concerner des biens situés en Turquie. Sa forme, sa validité et ses effets relèvent d’une analyse juridique que nous ne conduisons pas ; ce que nous pouvons dire est documentaire : pour être produit en Turquie, il suivra la chaîne des actes suisses — apostille cantonale puis traduction certifiée ici. Si un tel document existe, signalez-le dès le premier échange : il change la liste des pièces à réunir et parfois l’ordre dans lequel les démarches doivent être engagées.
Questions fréquentes
Souvent oui : les opérations turques s’appuient sur la qualification turque, les opérations suisses sur la suisse.
En grande partie, par procuration. Voir la page consacrée à la procuration depuis la Suisse.
Plusieurs mois dans la plupart des dossiers, dominés par l’obtention des actes dans deux pays.
Oui, lorsque l’établissement les demande. Demandez sa liste d’abord.