Succession franco-turque
Une succession qui touche deux pays ouvre deux dossiers, avec deux pièces maîtresses : l’acte de notoriété français et le certificat d’hérédité turc. La loi applicable relève d’un avocat ; les documents, de nous.
Vérifié le 8 septembre 2026 Mis à jour le 8 septembre 2026
L’essentiel
- Niveau de certification
- Apostille + Traduction assermentée (Turquie) + Traduction certifiée par notaire (Turquie)
- Délai estimé
- Deux dossiers parallèles ; le calendrier dépend des deux administrations saisies
- Pays de destination
- France
Acceptation sous conditions
Un décès, des héritiers de part et d’autre, un bien ou un compte en Turquie : la succession se dédouble. Cette page ne dit pas qui hérite de quoi — c’est une question de droit — mais elle dit quels documents circulent, dans quel sens et sous quelle forme.
Deux systèmes qui ne se recouvrent pas
Le droit français et le droit turc n’organisent ni la dévolution, ni la preuve de la qualité d’héritier de la même façon. S’y ajoutent des règles de conflit de lois qui varient selon la nature des biens et le lieu où ils se trouvent. Aucune page web ne peut trancher votre cas : faites-le examiner par un avocat, en France et en Turquie. Voir barreaux et avocats turcs. Ce que nous décrivons ici, ce sont les pièces, pas les droits.
Les deux pièces maîtresses
Du côté français, l’acte de notoriété reçu par un notaire établit qui sont les héritiers et dans quelles proportions. Du côté turc, le certificat d’hérédité joue un rôle comparable : il désigne les héritiers selon le droit turc. Voir le certificat d’hérédité turc et sa fiche sur certificat d’hérédité. Les deux pièces ne se remplacent pas : une banque turque, une direction du cadastre ou un tribunal turc regardera le document turc.
L’état civil commande tout le reste
Avant l’une ou l’autre pièce, il faut prouver les liens de famille : actes de naissance, acte de mariage, acte de décès, et pour la Turquie l’extrait du registre de population dans sa version portant les événements. Voir l’extrait du registre de population. C’est là que les dossiers s’enlisent, presque toujours pour la même raison : une orthographe qui diffère d’un pays à l’autre. Traitez-la en premier — voir orthographe des noms.
Le bien situé en Turquie
Un immeuble en Turquie relève de la direction du cadastre pour tout ce qui touche à l’inscription du transfert. Les pièces attendues, les vérifications préalables et l’ordre des formalités se lisent sur hériter d’un bien immobilier en Turquie et succession en Turquie. Un compte bancaire, une part sociale ou un véhicule suivent chacun leur propre circuit, avec leurs propres pièces.
Apostille et traduction, dans les deux sens
Les pièces françaises destinées à la Turquie s’apostillent en France, puis se traduisent vers le turc et se font certifier ici : voir obtenir une apostille en France. Les pièces turques destinées à la France suivent le chemin inverse, avec une apostille turque. Dans un dossier successoral, les deux flux coexistent presque toujours ; c’est une des raisons pour lesquelles il vaut mieux tenir une liste unique plutôt que de traiter les pièces au fil de l’eau.
Représenter les héritiers à distance
Rares sont les successions où tous les héritiers peuvent se déplacer. Une procuration établie au consulat turc, rédigée en turc, évite une chaîne entière ; à défaut, une procuration notariée française devra être apostillée, traduite et certifiée. Le choix et le contenu du mandat sont traités sur procuration depuis la France. Prévoyez large sur les pouvoirs : une succession multiplie les formalités annexes.
Ce que nous faisons, et ce que nous ne faisons pas
Nous obtenons les pièces turques, nous traduisons dans les deux sens, nous faisons certifier et apostiller ce qui doit l’être, et nous expédions. Nous n’établissons aucun acte de dévolution, nous ne conseillons pas sur les parts et nous ne représentons personne devant un tribunal. Nous ne commentons pas davantage la fiscalité successorale. Nos honoraires sont décrits sur la page tarifs, et le montant exact est calculé par l’étude notariale au moment où le document lui est présenté.
Questions fréquentes
Ne le supposez pas. Il peut être versé au dossier après apostille et traduction, mais l’administration ou le tribunal turc raisonne à partir du certificat d’hérédité établi selon le droit turc. Faites examiner par un avocat quelle pièce sera opposable à qui, avant d’engager des traductions dans les deux sens.
Souvent oui, et de manière décisive, parce que la nationalité intervient dans la détermination de la loi applicable et dans l’accès à certains registres. C’est l’un des points où un avis juridique préalable évite des mois perdus. Voir double nationalité.
Plus que vous ne pensez. Une succession se dépose auprès de plusieurs interlocuteurs — cadastre, banque, administration fiscale, éventuellement tribunal — et chacun conserve son exemplaire. Faites établir les jeux dès le départ : ajouter un exemplaire apostillé depuis la France, plus tard, coûte un aller-retour complet.
Souvent oui, en obtenant d’abord les pièces d’état civil turques, nécessaires dans tous les cas et dont l’obtention prend du temps. C’est même la façon la plus utile d’occuper la période où le dossier français se constitue, à condition de surveiller les dates de délivrance pour ne pas les laisser périmer.