Faire reconnaître un diplôme turc
Aucun organisme unique ne reconnaît un diplôme turc : la compétence est nationale, provinciale, cantonale ou communautaire selon le pays, et elle se divise encore entre usage académique et exercice d’un métier. Identifier le bon interlocuteur est la moitié du travail.
Vérifié le 8 septembre 2026 Mis à jour le 9 septembre 2026
L’essentiel
- Niveau de certification
- Apostille + Traducteur agréé (Québec) + Traducteur assermenté (France) + Traduction assermentée (Turquie)
- Délai estimé
- Fixé par l’organisme évaluateur ; la préparation des pièces turques le précède de plusieurs semaines
- Pays de destination
- Turquie
Acceptation sous conditions
La première erreur consiste à chercher l’organisme qui reconnaît les diplômes turcs. Il n’existe pas. Ce qui existe, ce sont des dizaines d’autorités qui reconnaissent des diplômes étrangers pour un usage déterminé, sur un territoire déterminé. Votre travail commence donc par une question : à quoi ce diplôme doit-il servir, et où ?
Deux reconnaissances qu’il ne faut pas confondre
La reconnaissance académique sert à poursuivre des études ou à faire admettre un niveau. Elle se demande à une autorité éducative ou à l’université qui vous accueille, et elle produit une appréciation de niveau. La reconnaissance professionnelle sert à exercer un métier réglementé ; elle appartient à l’ordre, à la chambre ou au ministère qui contrôle l’accès à ce métier, et elle peut ajouter des conditions étrangères au diplôme : examen, stage, langue, nationalité. Une personne obtient parfois la première sans jamais obtenir la seconde, et c’est normal.
Où se situe la compétence, selon le pays
| Pays | Où se situe la décision | Ce que cela change pour vous |
|---|---|---|
| Québec | Évaluation à visée générale d’un côté, ordres professionnels de l’autre | Deux dossiers possibles, deux listes de pièces, deux calendriers |
| Canada hors Québec | Compétence provinciale | L’organisme dépend de la province où vous vous installez, pas du pays |
| Suisse romande | Fédérale ou cantonale selon la profession | Identifiez la profession avant de chercher l’organisme |
| Belgique francophone | Compétence de la Communauté, distincte de celle du nord du pays | Le guichet dépend de la langue de l’enseignement visé |
| Luxembourg | Compétence ministérielle nationale | Un point d’entrée unique, avec une liste de pièces publiée |
Ce tableau décrit une architecture, pas une procédure. Le nom exact de l’organisme, sa liste de pièces et ses délais se lisent sur sa propre publication, et ils changent : ne les recopiez jamais depuis un site privé, le nôtre compris.
Le dossier type
Quatre pièces reviennent presque toujours : le diplôme, décrit sur le diplôme universitaire turc ; le relevé de notes couvrant l’intégralité du cursus, traité sur le relevé de notes turc ; une pièce d’identité ; et, selon l’organisme, le supplément au diplôme ou les contenus de cours, présentés sur le supplément au diplôme et les contenus de cours. Certains organismes exigent que l’université expédie elle-même le dossier sous pli scellé.
La chaîne d’authentification
L’apostille se pose sur le document turc, dans sa langue d’origine, avant toute traduction, selon la répartition décrite sur obtenir une apostille en Turquie. Traduire d’abord oblige à recommencer, puisque la mention d’apostille ajoutée ensuite ne figure alors dans aucun texte traduit. Certains organismes n’exigent pas l’apostille et se contentent d’un envoi direct par l’université : demandez-le, car cette chaîne est plus courte et plus fiable.
La question qui coûte le plus cher : la traduction
Plusieurs organismes francophones n’acceptent que les traductions de personnes inscrites sur leur propre registre ou membres d’un ordre local. D’autres reçoivent une traduction certifiée en Turquie dès lors que le document est apostillé. D’autres encore acceptent des documents en anglais sans traduction, ce qui règle la question si votre université en délivre une version. Le raisonnement complet est exposé sur la traduction du turc vers le français, et la manière d’obtenir la réponse par écrit sur obtenir une confirmation écrite.
Les erreurs qui font perdre une session
- Commander une traduction avant de savoir quel traducteur l’organisme accepte.
- Faire traduire les contenus de cours en entier alors que seuls certains cours sont examinés.
- Produire un relevé partiel, sans les périodes d’échange ou les années validées ailleurs.
- Convertir les notes dans le barème du pays d’accueil : c’est l’organisme qui le fait, comme l’explique le système de notation turc.
- Attendre que l’université turque soit fermée pour l’été avant de demander les pièces.
Ce que nous faisons depuis Ankara
Nous obtenons les documents auprès de l’université sur mandat, nous suivons l’apostille, nous traduisons lorsque l’organisme admet une traduction faite en Turquie, et nous expédions le dossier. Quand il impose un traducteur inscrit chez lui, nous vous le disons et nous nous limitons à la partie turque de la chaîne, qui est la plus difficile à mener à distance. Nous ne remplissons pas le formulaire d’évaluation à votre place et nous ne préjugeons pas de la décision.
Étapes de la démarche
-
Fixer l’usage avant de chercher l’organisme
Poursuivre des études, exercer un métier, appuyer une demande de séjour : chaque usage renvoie à une autorité différente. Écrire cette phrase clairement évite de constituer un dossier pour le mauvais guichet.
-
Demander la liste des pièces à l’organisme lui-même
Sa publication est la seule source qui vous engage. Notez la forme attendue de chaque pièce : original, copie certifiée, envoi direct par l’université, apostille, langue de la traduction.
-
Retirer les documents auprès de l’université
Diplôme, relevé complet, supplément et, si nécessaire, contenus de cours. Demandez s’il existe une version en anglais et si le service accepte d’expédier lui-même sous pli scellé.
-
Apostiller avant de traduire
L’apostille se pose sur le document turc. La traduction vient ensuite et couvre le texte du document ainsi que la mention d’apostille.
-
Faire traduire par qui l’organisme accepte
Cette réponse conditionne la dépense. Obtenue par écrit avant de commander, elle évite de payer deux fois la même traduction.
Questions fréquentes
Non, et c’est vrai même à l’intérieur d’un pays fédéral. Une évaluation faite pour une province canadienne ne lie pas une autre province, et une reconnaissance académique ne vaut pas autorisation d’exercer. Chaque autorité applique ses propres critères au dossier qu’elle reçoit.
Les archives sont normalement reprises par un établissement ou par l’autorité de tutelle, qui délivre alors les attestations. Le point de départ est l’autorité chargée de l’enseignement supérieur, présentée sur le conseil de l’enseignement supérieur. Prévoyez des délais plus longs que pour une université en activité.
Évitez-le tant que l’organisme ne l’exige pas explicitement. Un diplôme perdu ne se remplace pas facilement, et beaucoup d’organismes acceptent une copie certifiée ou un envoi direct par l’université. Le raisonnement figure sur original, copie certifiée ou photocopie.
Le délai appartient à l’organisme, qui le publie et le tient plus ou moins. Ce que vous maîtrisez, c’est la partie turque : retrait des pièces, apostille, traduction, envoi. Elle se compte en semaines et non en jours, surtout pendant les fermetures universitaires d’été.