Faire reconnaître un diplôme étranger en Turquie
Sens inverse du dossier habituel : un diplôme délivré chez vous, apostillé chez vous, puis traduit en turc et certifié par une étude notariale turque. C’est la configuration où la chaîne entière se déroule sous nos yeux, à Ankara.
Vérifié le 8 septembre 2026 Mis à jour le 9 septembre 2026
L’essentiel
- Niveau de certification
- Apostille + Traduction assermentée (Turquie) + Traduction certifiée par notaire (Turquie)
- Délai estimé
- L’autorité turque fixe le délai d’examen ; la préparation des pièces étrangères le précède
- Pays de destination
- Turquie
La traduction faite en Turquie est acceptée
Vous avez étudié en France, en Belgique, en Suisse, au Québec ou au Luxembourg, et vous voulez faire valoir ce diplôme en Turquie : pour poursuivre des études, pour exercer, ou parce qu’un employeur le demande. Cette page décrit le sens de circulation qui nous est le plus favorable, car toutes les étapes turques se déroulent ici, à Ankara.
Deux notions qu’il faut séparer
La reconnaissance porte sur l’établissement et le titre : elle constate que le diplôme émane d’un établissement admis et qu’il correspond à un niveau. L’équivalence va plus loin et rapproche le titre d’un diplôme turc déterminé, ce qui suppose parfois un examen ou un complément de formation. L’autorité compétente pour l’enseignement supérieur est présentée sur le conseil de l’enseignement supérieur, et c’est sa propre publication qui fixe la procédure, les pièces et les délais.
L’ordre des opérations, sans exception
L’apostille se fait dans le pays qui a délivré le diplôme, avant l’envoi. Aucun guichet turc ne peut authentifier la signature d’une autorité étrangère : une pièce arrivée sans apostille doit repartir, ce qui coûte des semaines et parfois un voyage. Le raisonnement général est sur apostille d’abord ou traduction d’abord, et l’avertissement pratique sur faire apostiller avant de partir. La traduction vient ensuite, en Turquie, et couvre le document ainsi que le texte de l’apostille.
Les pièces du dossier
Le diplôme, le relevé de notes couvrant l’ensemble du cursus, une pièce d’identité et, selon la formation, les descriptifs d’unités. S’y ajoutent fréquemment une preuve de séjour dans le pays où les études ont été suivies, utile lorsque l’autorité vérifie la présence effective, et le document attestant l’admission ou le mode d’accès à la formation. Chacune de ces pièces suit le même circuit : apostille là-bas, traduction et certification ici.
La traduction : ici, c’est notre travail
Le guichet turc attend une traduction en turc, certifiée par une étude notariale turque, réalisée par une personne ayant prêté serment devant un notaire en Turquie. Une traduction faite à l’étranger, même par un professionnel inscrit sur une liste locale, n’est pas dans ce format et se voit souvent refusée, sauf à être elle-même authentifiée. Le mécanisme est décrit sur le traducteur assermenté en Turquie et le circuit général sur la traduction du français vers le turc.
Ce que l’étude notariale certifie exactement
Elle n’atteste pas la valeur académique du diplôme ni l’exactitude scientifique du contenu : elle certifie que la traduction a été faite par une personne assermentée devant elle et l’enregistre. C’est cette formalité, et non une appréciation, que le guichet cherche. Le rôle de l’étude est expliqué sur le système notarial turc. Le montant exact est calculé par l’étude notariale au moment où le document lui est présenté.
Les erreurs qui font perdre des mois
- Envoyer le diplôme sans apostille et découvrir qu’elle ne peut plus être obtenue depuis la Turquie.
- Apporter une traduction faite dans le pays d’origine, non certifiée par une étude notariale turque.
- Produire un relevé partiel, sans les périodes suivies dans un autre établissement.
- Oublier la traduction du texte de l’apostille, ce qui rend le dossier incomplet.
- Confondre la reconnaissance du diplôme avec l’autorisation d’exercer, traitée sur exercer une profession réglementée en Turquie.
Le lycée relève d’un autre guichet
Un diplôme de fin d’études secondaires ne se traite pas ici : il relève de l’administration de l’éducation nationale, et la démarche est décrite sur l’équivalence du diplôme de lycée en Turquie. Cette confusion est fréquente chez les familles qui s’installent, et elle coûte un déplacement au mauvais guichet.
Ce que nous faisons
Nous traduisons vers le turc l’ensemble des pièces, apostilles comprises, nous accompagnons la certification en étude notariale à Ankara, et nous préparons le jeu de documents dans l’ordre attendu au dépôt. Nous ne déposons pas le dossier à votre place et nous ne préjugeons pas de la décision de l’autorité, qui apprécie seule. Les modalités de commande figurent sur la page devis.
Étapes de la démarche
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Lire la liste de pièces publiée par l’autorité turque
Elle est la seule source qui vous engage et elle évolue. Notez pour chaque pièce la forme attendue : original, copie certifiée, apostille, traduction certifiée.
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Faire apostiller dans le pays d’origine
Avant l’envoi, sans exception. Une pièce non apostillée sur place ne peut plus l’être une fois arrivée en Turquie, et il faut la renvoyer.
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Rassembler le relevé complet
Toutes les périodes, y compris les échanges et les unités validées ailleurs. Un relevé qui commence en cours de cursus déclenche une demande de complément.
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Traduire en turc et faire certifier
La traduction est réalisée en Turquie et enregistrée par l’étude notariale où le traducteur a prêté serment. Elle porte sur le document et sur la mention d’apostille.
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Déposer et conserver l’accusé
Demandez au guichet la liste de ce qu’il a reçu et gardez-la. Une pièce égarée se remplace plus facilement quand on peut prouver ce qui a été déposé.
Questions fréquentes
La voie est alors la légalisation consulaire, plus longue et plus formaliste, décrite sur la légalisation consulaire. Elle se prépare avant le départ, car elle suppose plusieurs passages dans le pays d’origine. Vérifiez ce point dès le début : il change entièrement le calendrier.
Elle est régulière chez elle, mais le guichet turc attend un format turc : traduction enregistrée par une étude notariale en Turquie. Certaines administrations acceptent une traduction étrangère si elle est elle-même apostillée, ce qui suppose de l’avoir prévu avant le départ. En pratique, refaire la traduction ici est souvent plus rapide.
Le guichet demande généralement à voir l’original apostillé et conserve des copies. Voyagez avec les originaux plutôt que de les expédier, et faites établir des copies certifiées en arrivant, selon la logique exposée sur original, copie certifiée ou photocopie.
Elle règle la question du diplôme, pas celle de l’accès au métier ni celle du droit de travailler. Un métier réglementé suppose une inscription auprès de son ordre, et un ressortissant étranger a besoin d’une autorisation de travail, traitée sur le permis de travail en Turquie.